Le monde est insuportable. J'écris car je déborde de rage et d'affliction: un simple voyage Noirmoutier-Nantes aide à ouvrir les yeux ou à comprendre d'où peut naître la colère et la folie. En effet, les gens me rendent folle. C'est lorsque je suis étouffée par une masse de personnes que je me sens le plus seule.
Le voyage se faisait en car: ma cousine et moi nous installons. Une dame d'une trentaine d'années entre à son tour. Elle expliquait au conducteur qu'elle s'est faite opérer un mois plus tôt, et exige qu'il fasse attention pour ne pas qu'il y ait trop de secousses et qu'elle n'ait pas trop mal... Mais pour qui se prend-elle? Comment ose-t-elle demander à quelqu'un de bien faire son métier?!? Si le car ne lui convient pas, qu'elle voyage autrement! Elle me paraissait très hautaine. Puis elle s'avance et demande aux deux jeunes filles qui étaient assises dans le fond du car si elle pouvaient se déplacer... pour qu'elle puiss étendre sa jambe. Elle ajoute (et c'était en trop) que c'est avec toute le bonté du monde qu'elle leur aurait laissé la place, mais qu'elle était blessée... blablabla! En plus de les faire déplacer, elle demandait pitié... C'était écoeurant et pathétique! Mais le cirque n'était pas terminé. Quinze minutes plus tard, elle prend un appel téléphonique. Une fois de plus, elle se prenait pour la huitième merveille du monde: elle parlait extrèmement fort, à tel point que 6 ou 7 rangs plus loin, je suivais toute la conversation qu'elle avait avec son médecin. Et devinez quoi... elle se plaignait! J'ai tenté quelques regards insistants en espérant qu'elle comprenne, mais en vain. Je suis donc allée la voir, calmement et discrètement, en lui demandant de parler un peu moins fort. Mais à ce moment, avec un air chargé à la fois d'ignorance et d'agacement, elle met son doigt sur sa bouche, pour me faire signe de me taire. Là, c'en était trop! Elle commencer à sérieusement me gonffler cette blondasse (dsl pour les blondes)!! Mais bon, on le sait bien, quand quelqu'un est con, ça ne sert à rien d'insister... je suis repartie m'assoir.
Environ dix minutes plus tard, lorsque madame achève sa conversation, elle lance un "Ecxusez moi... Mademoiselle?" et comprenant qu'elle voulait s'adresser à moi, je lui répond et elle continue: "J'étais au télé phone avec mon médecin... vous voyez bien que j'ai la jambe cassée...", elle essayait de me dire que ce n'était pas de sa faute si elle parlait fort. Mais ses justifications étaient vraiment nulles, donc je lui répond: "mais je vois bien que vous avez la jambe cassée, mais ce n'est pas pour autant que vous êtes obligée de parler fort, parce que là, tout le monde en profite!". Elle me coupe la parole, et finit par me dire que je n'ai pas de coeur (c'est moi la méchante, mais biensur!). Elle m'énervait à tel point, que je lui ai crié: "mais on n'en n'a rien à foutre de votre conversation!!!". Du coup, elle s'est rassise en gromelant qu'elle au moins, elle n'était pas irrespectueuse... mais oui!
Pfff... qu'est-ce que je me suis défoulée! Ca fait trop de bien. J'ai dit tout fort ce que tout le monde pensait tout bas. Alors en plus de la satisfaction, j'étais fière. Eh oui!
Je suis sûre que cette pauvre imbécile ne se rendait pas compte qu'elle emmerdait tout le monde... elle se croyait vraiment seule et importante.